PME et ETI : la check-list pour s’implanter à l’étranger

s’implanter à l’étranger

D’après le dernier baromètre CCI International/OpinionWay sur l’internationalisation des entreprises françaises, 43% des PME et ETI exportatrices sont implantées à l’étranger. Augmenter son chiffre d’affaires, accroître sa notoriété, se positionner sur un marché de niche… Quels que soient les objectifs de l’entreprise, l’internationalisation de son activité constitue un véritable levier de développement. Si certaines entreprises hésitent à s’implanter à l’étranger, c’est que les démarches à effectuer paraissent encore souvent trop complexes. Quelques repères clés pour aller à l’international

S’informer

Avant même que votre projet d’implantation à l’étranger en soit à ses balbutiements, vous devez rassembler un maximum d’informations. C’est notamment à partir des informations récoltées que vous pourrez construire votre projet et faire les bons choix.

  • Renseignez-vous sur le pays dans lequel vous souhaitez développer votre activité : spécificités culturelles, situation politique et économique, habitudes de consommation, conditions d’accès, pratique des affaires, commerce extérieur…
  • Étudiez le marché : évaluez le potentiel de votre entreprise, produits et/ou services sur le marché cible, étudiez la concurrence.
  • Prenez connaissance de la règlementation en vigueur : cadre juridique, accords internationaux, existence d’activités réglementées, fiscalité, procédures douanières…

Se faire accompagner

Il existe de nombreux organismes publics ou privés qui offrent aux entreprises des formations, des conseils et solutions d’aide au développement à l’international (prospection à l’étranger, exportation, implantation…).

  • Pour obtenir des conseils ciblés, sollicitez des organismes adaptés (beaucoup sont complémentaires) : UBIFRANCE, la Coface, les Chambres de Commerce et d’Industries (CCI), les Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’Étranger (CCIFE), BPIfrance, les banques, les consultants privés, les Missions économiques, les Directions Régionales du Commerce Extérieur (DRCE), les conseils régionaux et les collectivités territoriales…
  • Si nécessaire, formez-vous à l’international : suivez une formation à l’export, au commerce international ou à l’optimisation d’une implantation à l’international…

Choisir une structure juridique adaptée

Ce sont avant tout vos objectifs et votre stratégie qui détermineront le choix de la structure juridique pour s’implanter à l’étranger. Selon la structure choisie, les conséquences fiscales pourront être sensiblement différentes. Quant aux démarches administratives à effectuer, elles varieront d’un pays à l’autre.

  • Si votre entreprise débute à l’international : le bureau de liaison ou le bureau de représentation constituent des formes juridiques adaptées. Les formalités à effectuer sont réduites.
  • Vous souhaitez renforcer votre activité à l’étranger ? Vous pouvez ouvrir une succursale, véritable établissement secondaire.
  • Si vous avez déjà fait vos preuves à l’étranger : fonder une filiale permet de bénéficier de plus d’autonomie.
  • Vous souhaitez pénétrer un marché étranger difficile d’accès ? S’associer à un partenaire local en créant un partnership ou une joint-venture peut s’avérer efficace.

Financer et sécuriser son projet

De nombreuses possibilités de financements sont disponibles pour faciliter l’internationalisation de votre activité. Il s’agit également de trouver des solutions pour se prémunir contre les risques encourus à l’étranger.

  • Identifiez les aides et financements publics ou privés dont vous pourriez bénéficier : Prêt de Développement Export Bpifrance, Assurance des investissements à l’étranger Coface, Garantie de projets à l’international Bpifrance…
  • Adressez des demandes de financement ou d’assurance aux organismes concernés.

Gérer les ressources humaines internationales

Dans le cadre d’une implantation à l’étranger, l’entreprise est nécessairement amenée à adapter sa gestion des ressources humaines : il s’agit non seulement de disposer de collaborateurs mobiles mais aussi d’assurer leur sécurité à l’étranger.

  • Recrutez ou prévoyez d’envoyer certains collaborateurs à l’étranger : initiez le recrutement de VIE, choisissez le statut de vos salariés à l’étranger (détachement ou expatriation)…
  • Formez vos collaborateurs : sécurité à l’étranger, formation interculturelle, formation aux langues étrangères…
  • Protégez vos collaborateurs expatriés ou en mission à l’étranger : mise en place d’une stratégie de gestion des risques, choix d’une assurance pour salariés à l’étranger

Les démarches complémentaires

En fonction du projet et du pays d’implantation, l’entreprise devra prévoir des formalités supplémentaires comme :

  • ouvrir un compte bancaire à l’étranger,
  • effectuer des demandes de visa ou de permis de travail,
  • déposer une marque à l’international…

Pour en savoir plus sur le développement à l’international :

Rendez-vous sur les sites d’organismes d’aide à l’internationalisation des entreprises : Bpifrance, Ubifrance, Coface, UCCIFE

Date de publication : 5 sep 2013

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