Un an et demi autour du monde : portrait d’une baroudeuse

globe-trotteuse

Traversée de l’Asie du Sud-Est, PVT en Australie, voyage aux États-Unis puis en Nouvelle-Zélande… En l’espace d’un an et demi, Pauline a découvert 8 pays, déniché 7 petits boulots et lancé un blog ! De retour en France (pas pour longtemps), elle revient sur son expérience à l’étranger.

Demandes de visa, billets d'avion, hébergement... Comment as-tu planifié ton périple ?

Quand je suis partie en septembre 2013, je savais que je passerais 3 mois en Asie du Sud-Est, puis 1 an en Australie avec un Working Holiday Visa, que j’ai demandé 1 mois avant mon départ. Au final, durant mon année en Australie, je suis repartie 1 mois en Indonésie et 1 mois aux USA, puis 2 mois en Nouvelle-Zélande, ce qui n’était pas prévu à l’origine. J’ai juste saisi les opportunités et les bonnes occasions !

La première partie de mon périple consistait en 3 mois de traversée de l’Asie du Sud-Est. J’ai pris mon billet aller jusqu’à Bangkok, puis un vol pour le Myanmar, car à l’époque (août 2013) on ne pouvait pas traverser la frontière par la voie terrestre. J’ai également pris mon billet Bangkok-Perth avant de partir, début décembre. À partir de là, j’avais un cadre et des « dates butoir ». J’ai ainsi organisé mon voyage en fonction de cela : Thaïlande, Myanmar, Laos et Cambodge, puis retour en Thaïlande pour le départ en Australie.


Au Laos

Les visas étaient plutôt faciles à obtenir. Je m’étais renseignée en France avant mon départ, et je savais que je demanderai le visa pour le Myanmar à l’ambassade à Bangkok. Pour la Thaïlande, pas besoin de visa. Pour le Laos, le Cambodge et l’Indonésie, le visa se fait à l’arrivée. J’ai passé les frontières laotienne et cambodgienne par voie terrestre : on paie le visa, puis on remonte dans le bus qui nous dépose à la ville d’arrivée ; c’est plutôt simple. Pour les États-Unis, il faut demander une autorisation ESTA en ligne, payer une quinzaine de dollars, et le tour est joué ! Et enfin, pour la Nouvelle-Zélande, je n’ai pas eu besoin de faire de visa, car j’y restais moins de 3 mois.

La plupart du temps, je ne réservais pas vraiment d’hébergement à l’avance, seulement à mon arrivée dans des grandes villes (Bangkok, Jakarta, Perth, Los Angeles, Auckland), pour être sûre d’avoir un endroit où dormir à mon arrivée ! En Asie je voyageais beaucoup avec le Lonely Planet et le Routard en poche, et je n’ai jamais eu de problème pour trouver un endroit où dormir (backpacker ou guesthouse), même en arrivant le soir même. J’adore le sentiment de liberté qu’on a en se disant qu’on ne sait pas où on va dormir ce soir ! À Perth, en Australie, j’ai passé ma première nuit dans une auberge de jeunesse, puis j’ai fait du homestay pendant 2 semaines, et enfin j’ai trouvé une colocation dans le centre-ville pour plusieurs mois. En road trip, on dort en camping bien sûr, ce que j’ai fait en Australie, USA et Nouvelle-Zélande. J’ai aussi testé le couchsurfing, qui s’est avéré génial pour découvrir une ville avec des locaux !

 

Quels petits boulots as-tu trouvé pour financer ton voyage ?

J’ai travaillé seulement en Australie, seul pays pour lequel j’avais un visa de travail. J’ai cumulé 7 petits boulots en tout, sur 10 mois. En arrivant, je me suis occupée des démarches administratives. Très vite, j’ai imprimé une cinquantaine de CV, et le jour même j’étais en recherche active ! Après 3 mois en Asie, j’avais besoin de renflouer mon compte en banque, et quand tu vois les prix en Australie, tu comprends vite que sans boulot, tu ne pourras pas rester bien longtemps ! J’ai trouvé un boulot de serveuse en 2 jours, je suis restée 2 semaines. Puis j’ai trouvé un poste plus près de chez moi et qui m’intéressait plus, un poste de réceptionniste dans une auberge de jeunesse. C’était génial, ce boulot m’a beaucoup plu ! Je m’occupais de l’accueil des backpackers, en leur donnant des informations touristiques. En parallèle, je distribuais des flyers pour une sandwicherie française qui venait de se monter, je faisais du baby-sitting, et j’ai été fundraiser pendant 2 semaines, ce que je ne ferai plus jamais ! Après avoir quitté Perth, je suis partie en Indonésie puis aux USA, et je suis rentrée en Australie du Côté de Cairns cette fois, où j’ai travaillé 2 mois en tant que housekeeper dans un hôtel et barista chez un glacier. Ça m’a permis de voyager plus d’un an, sans avoir besoin de toucher à mes économies en France.

Je n’ai vraiment pas eu de mal à trouver du travail, je pense que pour avoir toutes ses chances, il faut bien parler anglais, et ne pas hésiter à montrer sa motivation en allant plusieurs fois au même endroit, si on veut vraiment une place. Les salaires en Australie sont plus élevés qu’en France et si on prouve sa valeur, le boss n’hésite pas à nous donner beaucoup d’heures de travail !

Si tu devais définitivement t'installer dans l'un des pays où tu as séjourné, lequel choisirais-tu ?

Sans hésiter l’Australie ! La vie est tellement belle là-bas !


Au-dessus du Heart Reef, Grande barrière de Corail, Australie

Le retour en France : joie ou désillusions ?

Ça ne fait que 3 semaines que je suis rentrée, je suis toujours dans la phase d’euphorie de retrouver ma famille et mes amis ! Pour l’instant j’en profite encore un peu, mais je ne me vois pas rester en France à long terme. Je prévois un road trip en Europe, où je m’arrêterai pour travailler dans certains pays pour quelques mois, et ensuite je pense chercher un travail dans mon domaine (le marketing), à l’étranger. On verra !

Depuis mon retour j’ai aussi plus le temps de m’occuper de mon blog, www.workingtheworld.fr, que j’ai développé juste avant de partir en Nouvelle-Zélande. C’est un blog collaboratif où les expatriés racontent leurs expériences et répondent aux questions que peuvent se poser ceux qui veulent partir mais qui hésitent.

Quand je suis partie, j’ai reçu beaucoup de messages d’amis qui me disaient que j’avais de la chance et qu’eux aussi aimeraient partir mais n’osaient pas. À mon avis, le problème c’est surtout l’appréhension et la peur de l’inconnu. Travailler à l’étranger, ça parait compliqué, on pense souvent qu’il faut trouver un poste depuis son pays pour assurer ses arrières et ne pas tout quitter « pour rien ». Sortir de sa zone de confort, c’est difficile ! Je voulais donc créer un site sur lequel les personnes qui ont cette envie mais n’osent pas sauter le pas puissent poser leurs questions et surtout lire de nombreux témoignages différents qui pourraient les inspirer, les rassurer et les aider confirmer leur choix. C’est un projet qui me passionne !


Lors d’une randonnée de 23 km en un jour, Tongariro Apine Crossing, Nouvelle-Zélande

Pour suivre le blog de Pauline :

Rendez-vous sur www.workingtheworld.fr ainsi que sur sa page Facebook.

Date de publication : 7 mai 2015

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