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Médecin et patient dans cabinet médical
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Appelées aussi walk-in centres, urgent treatment centre, ou encore super cliniques, les walk-in clinics sont des centres de soins accueillant, sans rendez-vous, les patients ayant des besoins de santé courants : petites blessures, maladies saisonnières, affections bénignes, renouvellement de prescription… Une solution développée dans certains pays, tant pratique qu’économique pour leur population nationale comme pour leurs résidents étrangers.

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Le principe de fonctionnement des walk-in clinics

Ces structures sanitaires ont connu un développement important depuis les années 1970 dans les pays souffrant d’une saturation de leurs services publics de santé, et/ou d’un accès très onéreux aux services de soins privés. Notamment aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni ou encore en Australie.

Ouvertes généralement sur de larges amplitudes horaires (parfois jusque tard dans la nuit, voire 24/7), ces cliniques sans rendez-vous permettent en effet à la population d’accéder très rapidement à la prise en charge de leurs soucis de santé mineurs, alors que leurs délais d’attente peuvent atteindre des semaines voire des mois pour consulter un médecin généraliste ou spécialiste. Dès lors, elles permettent aussi de désengorger les services hospitaliers d’urgence afin qu’ils puissent se consacrer aux urgences médicales graves. 

Autre avantage significatif : leur coût moins élevé, par rapport à des soins équivalents délivrés en médecine de ville où à l’hôpital, et donc leur accessibilité aux personnes non ou sous-assurées. 

Walk-in clinics : la pierre angulaire de la santé aux États-Unis

Ne s’appuyant pas sur un dispositif universel de Sécurité sociale, le système de santé américain repose essentiellement sur l’assurance privée volontaire de sa population. 

Depuis la remise en cause de l’Obamacare en 2019, seuls les salariés travaillant plus de 30 heures par semaine, auprès d’employeurs de plus de 50 salariés, en disposent obligatoirement. Et quoique partiellement régulées, notamment grâce à la marketplace officielle HealthCare.com qui rassemble toutes les offres ACA compliant (respectant un panier de soins et des conditions minimales), l’assurance santé privée est souvent très chère et non accessible à de nombreux résidents américains

Le développement très important des walk-in clinics dans le pays constitue une des réponses à cette problématique. Structures de proximité, souvent situées au cœur de centres commerciaux, elles offrent des tarifs très économiques, 3 à 4 fois moins chers pour des soins équivalents délivrés dans d’autres cadres sanitaires. Une opportunité aussi pour les personnes qui, bien qu’assurées, doivent avancer leurs frais de santé avant d’être remboursées. 

> À lire aussi : Soins de santé des expatriés aux États-Unis : combien ça coûte ?

Un dispositif de soins quasi-gratuit au Royaume-Uni, au Canada ou encore en Australie

Ces 3 pays sont confrontés à des problématiques distinctes auxquels les walk-in clinics viennent répondre :

  • le coût parfois important du reste-à-charge des assurés australiens, que les soins soient délivrés dans le secteur conventionné Medicare ou non ;
  • les difficultés, voire parfois l’impossibilité de trouver un médecin traitant au Canada ;
  • les délais d’attente extrêmement longs pour accéder à des consultations généralistes ou spécialistes au Royaume-Uni.

> Australie : 

Les walk-in clinics australiennes, ouvertes 7/7 de 7h30 à 22h, permettent aux patients d’être accueillis sans rendez-vous par une équipe infirmière, à même de réaliser une auscultation ou des points de suture, ou encore de renouveler un traitement simple déjà prescrit… Et, au besoin, d’orienter les patients vers un médecin ou un service hospitalier.

Leurs services sont gratuits pour les assurés de la Sécurité sociale australienne, Medicare (à la différence des consultations médicales, remboursées parfois partiellement par le Medicare, dans la mesure où leur prix peut-être librement majoré de dépassements d’honoraires, dans le public comme dans le privé).

Pour les étrangers qui séjournent en Australie, sans relever de son Assurance maladie, elle représente une opportunité d’accès aux soins rapide et économique. Si leurs prix sont fixés librement par chaque clinique, ils restent bien moins élevés qu’à l’hôpital.

> À lire aussi : L'organisation du système de santé en Australie


> Canada :

Souffrant d’une véritable pénurie de médecins libéraux, le pays a développé depuis de nombreuses années la création de structures de soins primaires de proximité, rassemblant généralement des médecins généralistes et une équipe infirmière. Elles permettent aux patients d’éviter le recours au secteur de santé privé, très onéreux, ainsi qu’aux urgences hospitalières, saturées. 

Ces walk-in clinics fonctionnent différemment, notamment d’une province à l’autre, mais sont généralement ouvertes sur une large amplitude horaire, le soir et le week-end, offrant ainsi une alternative aux services d’urgence lorsque les besoins de soins sont mineurs. 

Les patients ne disposant pas de médecin de famille, ou dont le médecin traitant n’est pas disponible, peuvent y être accueillis avec ou sans rendez-vous. Leurs consultations sont entièrement prises en charge par l’Assurance maladie canadienne, sur présentation de la carte d’assuré. 

Au Québec, ces structures sont dénommées “super-cliniques” si elles sont ouvertes 7/7 et au moins 12 heures par jour, et assurent aux patients d’être pris en charge au plus tard le lendemain de leur demande. Elles disposent de plus de services de prélèvement et d’imagerie médicale.

Pour les patients n’étant pas assurés du système de Sécurité sociale canadien, les consultations sont payantes, mais bien moins chères qu’en hôpital, public comme privé. Les tarifs étant librement fixés par chaque structure, il est toutefois recommandé de bien les comparer. 

> À lire aussi : Bien s’assurer pour s’expatrier au Canada

> Royaume-Uni :

Dénommées ici walk-in centres, ou urgent treatment centres (UTC), ces structures permettent de pallier les délais d’attente extrêmement longs de consultation des médecins traitants (General Pratictioner) auprès desquels chaque assuré doit être inscrit. Et ainsi de leur éviter d’avoir recours aux urgences hospitalières, ou d’avoir à consulter dans le cadre du secteur privé, plus rapide mais très coûteux et non couvert par l’Assurance maladie NHS. 

Ces structures sont généralement pluridisciplinaires (médecins et infirmiers), ouvertes sur une large amplitude voire parfois 24/7, et peuvent traiter l’ensemble des affections de santé bénignes

Entièrement gratuites sur présentation de la carte d’assuré NHS, leurs consultations sont payantes pour les autres patients (aux alentours de £70, soit 80 €), mais leur prix est au moins deux fois moins cher que dans le secteur privé. 

> Aller plus loin : Le système de soin et le coût de la santé au Royaume-Uni

APRIL International : la solution santé et sécurité pour les séjours à l’étranger ou l’expatriation

Mal à la gorge, rhume, allergie, entorse légère ou petite coupure… En cas de besoins de santé courants, n’hésitez pas à consulter auprès des walk-in clinics de votre pays d’accueil ! Vous évitez ainsi l’attente dans les couloirs des services d’urgence, et l’avance de frais parfois très élevés des soins délivrés dans le secteur privé, tout en bénéficiant d’une prise en charge de qualité couverte par votre assurance santé internationale.

Expatrié ou en séjour aux États-Unis ? En vous adressant à un des réseaux de walk-in clinics partenaires d’APRIL International Care, vous profitez du tiers-payant sur simple présentation de votre carte d’assuré ! 

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