Un tour du monde sous le signe du running : portrait de Jeff & Gab

Tour du monde sportif : portrait de Jeff & Gab

Jeff et Gabrielle, passionnés de running viennent de débuter un tour du monde. À l’heure du départ, ce couple franco-canadien a répondu à nos questions. De leurs expériences de marathons à leur itinéraire, nous avons voulu tout savoir ! De quoi vous donner envie de courir le monde à votre tour…

Pendant ce tour du monde, vous comptez enfiler régulièrement vos chaussures de running… Vous nous en dites plus ?

Gab : Pour ma part, j’ai l’intention d’enfiler mes runnings aussi souvent que possible. La course fait partie intégrante de ma vie, de ma routine quotidienne. Ça participe à mon équilibre et à mon hygiène de vie. Notre routine sera modifiée et adaptée au gré du voyage, incluant nos habitudes de courses, mais je souhaite que la course comme activité soit une constante dans ce périple. C’est d’ailleurs le thème de notre aventure : courir le monde. Au-delà du voyage, nous souhaitons tester nos limites de coureur en nous confrontant à des paramètres et à des contextes inhabituels. J’ai l’habitude de sortir courir au lever et d’emprunter les 4-5 mêmes trajets alors que durant les 7 prochains mois, chaque course sera inédite. Afin de profiter pleinement de ce que les endroits visités ont à offrir, j’apporte 2 paires de souliers : une pour courir sur route et l’autre pour le trail.

Jeff : J’ai la course un peu moins matinale que Gab, mais en voyage ça risque d’être le meilleur moment pour intégrer la course à notre périple sans hypothéquer le reste de nos journées. Ces 6 dernières années, j’ai couru dans tous les endroits où j’ai voyagé. Ce sont des moments privilégiés.

Quid de l’itinéraire de votre tour du monde ?

Certaines parties de l’itinéraire demeurent à clarifier, surtout les derniers mois du périple. Nous avons toutefois une idée assez claire de notre parcours jusqu’au mois de décembre : nous quittons Montréal début octobre en train pour rejoindre Toronto puis Edmonton. De là, nous rejoindrons les Rocheuses, plus précisément Jasper et Lac Louise. Nous nous dirigerons ensuite vers Vancouver d’où nous volerons ensuite pour Maui et Honolulu (Hawaï).

Le 3e pays visité sera la Nouvelle-Zélande. Nous avons loué un camping van à Auckland qui nous permettra de visiter l’île du nord et celle du sud durant 3 semaines. C’est rapide et nous devrons faire des choix, mais le projet n’est pas impossible.

Nous passerons ensuite en coup de vent à Singapour pour rejoindre Ho Chi Minh (Vietnam). Étape importante puisque nous nous étions promis d’y aller ensemble en 2015. Le plan est de remonter le Vietnam pour ensuite traverser le Laos et la Thaïlande, redescendre vers le sud de la Thaïlande pour profiter des plages puis remonter vers le Myanmar. La portion « Asie du Sud-est » du voyage devrait durer 1 mois et demi ou 2 mois. Nous n’avons acheté aucun billet d’avion après le Vietnam parce que nous tenons à avoir une certaine latitude nous permettant de rester plus ou moins longtemps à certains endroits, selon nos envies.

Du Myanmar, nous rejoindrons Bangkok pour ensuite aller à New Delhi. Depuis l’adolescence Gab rêve de l’Inde et elle a hâte de s’y retrouver. L’étendue du pays est inversement proportionnelle à notre planning : l’Inde est très grande et prétendre la visiter en entier serait de l’ordre de l’utopie. Notre trajet en Inde sera surtout concentré vers le sud. Nous prévoyons d’y rester plus ou moins 1 mois, dépendant de la force du choc culturel.

Après l’Inde, nous avons le Kenya, Israël et la Croatie et/ou la Grèce dans notre point de mire, mais ces derniers arrêts demeurent à clarifier. Nous conclurons notre périple en France, terre natale de Jeff où nous en profiterons pour nous ressourcer en famille avant de regagner Montréal.

En vrais passionnés de running, vous avez déjà couru plusieurs marathons… Quels moments vous ont le plus marqués ?

Gab : Le premier marathon que j’ai couru était celui de Toronto, en 2015. Son trajet est fait de sorte que les 21 premiers kilomètres sont partagés par tous les coureurs. Au 21e kilomètre, la route divise les semi-marathoniens des marathoniens. 2 ans plus tôt, j’avais couru le demi-marathon et ce point marquait la fin de ma course, mais cette fois-ci j’empruntais l’autre chemin, celui de l’inédit et de l’aventure, celui du marathon. Je me souviens encore très clairement du sentiment intense qui m’a envahi lorsque j’ai pris le chemin de gauche, plutôt que celui de droite, prête à poursuivre. C’est comme si j’avais un second souffle. Cette frénésie, cette excitation, c’était mémorable.

C’est ce même point tournant du 21e kilomètre qui a été décisif lors de ma deuxième expérience de marathon à Boston en avril 2017. Les 20 premiers kilomètres avaient été pénibles, tant à cause de la chaleur que du nombre de coureurs et de supporters. Alors que je sentais les effets de la déshydratation et que je trottinais d’une station d’eau à une autre en attendant de me décider à arrêter définitivement cet enfer, j’ai pris la décision. Au 21e kilomètre, j’ai décidé que j’allais me rendre au fil d’arrivée de ce marathon. Même si ça devait me prendre 7 heures de marche, je le terminerais. Et c’est ce que j’ai fait, en alternant la marche et la course pour franchir le fil d’arrivée d’un des marathons les plus reconnus.

Alors que le marathon de Toronto avait marqué une étape importante dans ma vie de coureuse parce que je faisais enfin partie des vrais, des hots, des marathoniens, mon expérience de Boston m’a permis de revenir à l’essentiel et de comprendre qu’au-delà de la distance, ce qui importe est le plaisir et le cheminement que me permet chaque expérience de course. J’ai d’ailleurs compris que je préférais courir pour découvrir de nouveaux endroits, par moi-même, que de suivre un troupeau de coureurs. Pour moi, la course dépasse la simple distance. Le marathon n’est pas un accomplissement en soi.

Jeff : Chacun de mes 6 marathons m’ont laissés des souvenirs.
Ottawa : c’était le premier, celui où je me suis découvert certaines capacités sur cette distance. Une aventure entre amis, une belle course où j’ai pris beaucoup de plaisir.
Philadelphie : un calvaire. Atteint au moral et à l’égo, j’ai fini en marchant et en boudant (« Je vous dit que je ne courrai plus JAMAIS! »). J’y ai appris qu’avoir fait un marathon ne signifiait pas pouvoir en faire un second.
Lake Placid : La revanche ! Encore une aventure entre amis. Une course pas facile avec du dénivelé, mais un cadre superbe. Pendant la course, j’ai discuté avec un coureur qui faisait 12 marathons en 12 mois. Arrivée dans les infrastructures des jeux olympiques. Temps amélioré.
Toronto : sur ce parcours réputé rapide, j’ai volé vers mon rêve secret, descendre sous les 3h05. Une course idyllique. Je n’ai presque pas ressenti le classique coup de fatigue qui vous prend dans les 10 derniers kilomètres. À la fin, Gab et moi nous sommes tombés dans les bras, tous deux très heureux et émus de notre course.
Boston : une nouvelle dure épreuve. Le monde, la chaleur après un entraînement en hiver à Montréal, le départ tardif... Un cocktail explosif qui m’a sauté au nez. J’ai dû marcher, mais cette fois sans bouder. J’ai même souri et réussi à repartir.
Montréal : j’ai couru un marathon annulé. Les grosses chaleurs annoncées le dimanche ont conduit à l’annulation du marathon en 2017. J’ai donc fait la distance seul le samedi (il faisait moins chaud). Une belle expérience de plaisir brut de la course. Sans stress ni pression du résultat.

Vos 3 conseils pour bien préparer son tour du monde ?

Peut-être devrions-nous attendre la fin de notre aventure avant de nous prononcer sur nos conseils ? Plus sérieusement, voici ce que nous conseillerions aux gens qui souhaitent faire le tour du monde ou du moins un voyage de grande envergure : osez. Il n’y a pas de moment parfait, mais il y a des occasions de vivre son rêve et il importe de les saisir et d’aller au bout.

Pour ceux qui se sont décidés et qui veulent déterminer un itinéraire, nous dirions : rêvez. Certes, vous ne pourrez pas tout voir, mais le projet d’un tour du monde mérite d’être à l’image de vos rêves et d’inclure au moins certaines des destinations dont vous rêvez depuis longtemps. Ne vous contentez pas des destinations traditionnelles par paresse ou par peur. Osez rêver.

Finalement, pour ceux qui ont un itinéraire et dont la date de départ approche, nous avons envie de dire lâchez prise. Une bonne organisation est primordiale. Il faut prévoir le budget, la météo, les vêtements, les forfaits bancaires, les vaccins, les visas, les assurances, le trajet et tout le reste, incluant l’imprévisible. Mais il faut aussi accepter que tout ne soit pas organisable, que pour un projet d’aussi longue haleine, il y aura des changements de trajets, d’envies, de valeurs. L’inconnu s’invitera dans le projet et aura son mot à dire. Et c’est ce qu’on cherche au final, non ? L’aventure...

Pour suivre les aventures de Jeff & Gab :

Rendez-vous sur leur blog ainsi que leur page Facebook et compte Intsagram.

Date de publication : 6 Octobre 2017

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